Ils sont adhérents chez Énergie d’ici : l’Atelier de l’Ours !

Bonjour Rémy, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Rémy Ortholan, fondateur de l’Atelier de l’Ours, béarnais pure souche. Je suis pâtissier depuis l’âge de 16 ans. J’ai fait mon apprentissage en pâtisserie, chocolaterie, glacerie et confiserie.

J’ai fait mes armes ici, dans le Béarn, avant de partir deux ans à Montpellier, puis à Dijon. Où j’étais chef de poste en tant que tourier.

Après ça, je suis parti à l’étranger. Puis, il y a une douzaine d’années, nous sommes revenus nous installer dans le Béarn. C’est ici que nous avions nos racines, nos amis, et puis les montagnes nous manquaient.

J’ai repris un poste en pâtisserie, mais le métier ne me convenait plus, notamment à cause des horaires. J’avais envie de voir autre chose. J’ai donc fait une reconversion et je suis devenu carrossier-peintre. Rien à voir ! J’ai vite compris que je n’avais pas d’avenir dans cette branche : je me suis rendu compte que j’étais fait pour faire à manger.

C’est suite à une balade que vous avez trouvé les locaux de l’Atelier de l’Ours ?

C’est avec ma compagne, alors que nous habitions à Pardies, juste à côté de Monein, que nous passions régulièrement devant cette biscuiterie, je me disais qu’il y avait peut-être quelque chose à faire, qu’il y avait peut-être un projet à construire.

Je suis donc entré dans la boutique. La propriétaire m’a accueilli, m’a présenté la biscuiterie, et j’ai vite compris qu’elle recherchait quelqu’un. Je lui avais expliqué que j’avais été pâtissier et que je connaissais le métier. La semaine suivante, quand je lui ai tendu mon CV et ma lettre de motivation, je lui ai dit une chose : si je venais travailler pour elle, ce ne serait pas pour rester employé, mais pour devenir acquéreur de la biscuiterie, le jour où la transmission se ferait naturellement.

Elle m’a répondu : « Pourquoi pas ? Tout peut se faire. »

C’est à partir de là que j’ai posé ma démission pour venir travailler ici comme responsable de production pendant un an et demi. Puis, à la sortie du Covid, j’ai racheté la biscuiterie.

Rémy Ortholan – Fondateur L’Atelier de l’Ours

En fait, cette biscuiterie a plus de 40 ans ?

La biscuiterie a une vraie histoire. Elle a été créée en 1985 par Mireille Faucher et a prospéré jusqu’en 2009, lorsqu’elle a été vendue à l’entreprise Vedder, un biscuitier plus important basé à Tarbes. La production a alors été transférée là-bas.

La personne avec qui j’ai ensuite travaillé a repris la biscuiterie ici en 2017 sous le nom Les Gourmandises des Vignes. Puis, à mon tour, j’ai repris l’entreprise et créé L’Atelier de l’Ours en 2021.

Il existait déjà une petite gamme de biscuits, mais il fallait lui donner un vrai coup de jeune. Nous avons retravaillé toutes les recettes pour les rendre plus moelleuses, plus généreuses tout en conservant une bonne conservation. Par exemple, nous avons réduit de 15 % le sucre dans les sablés. Nous avons aussi remis au goût du jour d’anciennes recettes de la biscuiterie française, comme les langues de chat, tout en développant de nouvelles créations.

Nous essayons de garder une vraie dynamique d’innovation. L’été prochain, par exemple, nous lancerons un biscuit sucré à l’abricot et au romarin. L’idée est de faire vivre l’artisanat en le mettant au goût du jour, avec des saveurs variées et retravaillées.

En développant L’Atelier de l’Ours, une question s’est rapidement posée : pourquoi choisir nos biscuits plutôt que ceux d’un autre artisan de la région ?

C’est là que notre démarche RSE est devenue un véritable élément de différenciation. Nous utilisons un maximum de matières premières locales, ou françaises lorsque ce n’est pas possible. Le beurre est français, issu de vaches françaises. La farine vient d’un moulin local, avec du blé cultivé tout près d’ici. Nous travaillons également avec des producteurs du territoire : la pêche Roussanne, les piments, les fromages de la vallée de d’Ossau…

Quand les personnes achètent un biscuit de L’Atelier de l’Ours, elles achètent bien plus qu’un biscuit. Elles achètent une qualité de produit, mais aussi une participation à toute une dynamique locale. Nous soutenons également plusieurs événements sportifs et initiatives du territoire.

Le choix d’Énergie d’ici comme fournisseur d’électricité, fait finalement suite à votre démarche ?

Le choix d’Énergie d’ici s’est fait assez naturellement. C’est une énergie locale : les centrales hydroélectriques sont à Arudy, à une quarantaine de minutes de chez nous.

Centrale hydraulique d’Arudy – 64

Pour nous, il est important que l’énergie soit verte et locale. Mais il y a aussi un autre point qui a compté. Pendant la Covid, alors que beaucoup de fournisseurs ont fortement augmenté leurs tarifs, Énergie d’ici ne l’a pas fait, ou du moins peu. J’ai des confrères qui étaient chez d’autres fournisseurs et qui ont eu de très mauvaises surprises sur leurs factures d’électricité. Nous, ça ne l’a pas était, du moins ça n’a pas était écrasant.

C’est à ce moment-là que la vraie confiance s’est installée. Aujourd’hui, même si un démarcheur me promet moins cher, ça ne m’intéresse pas. Il y a le fait que l’énergie soit verte, locale, qu’elle fasse vivre des installations du territoire, mais aussi la confiance qu’Énergie d’ici nous a accordée pendant cette période compliquée. C’est pour toutes ces raisons que nous avons choisi Énergie d’ici, et pour le moment, nous comptons y rester.

Depuis quand L’Atelier de l’Ours est chez Énergie d’ici ?

J’ai repris la biscuiterie en 2021, donc je suis chez Énergie d’ici depuis cette date. D’ailleurs, ce n’est pas seulement un choix professionnel : à la maison aussi, nous sommes clients d’Énergie d’ici. Je suis originaire de Louvie-Juzon, à cinq kilomètres d’Arudy où se trouvent les centrales, donc je connaissais déjà un peu Énergie d’ici.

Votre démarche du local va encore plus loin ?

J’aime l’idée que lorsque les gens achètent nos biscuits, ils n’achètent pas simplement un bon produit. Ils adhèrent à toute une dynamique locale : les matières premières, l’énergie, les partenaires… tout est lié.

Nos emballages, par exemple, sont réalisés par une graphiste de Monein, notre village. Les boîtes sont imprimées à une vingtaine de kilomètres d’ici. Nous essayons vraiment de faire travailler les entreprises locales dès que c’est possible.

La mise en avant de l’artisanat, est l’un de vos combats ?

Pour moi, un artisan, c’est avant tout quelqu’un qui connaît son métier de A à Z. Il maîtrise son produit, mais aussi tout ce qu’il y a autour : les achats, les matières premières, l’énergie, la gestion de son entreprise.

C’est aussi quelqu’un qui ne cache pas son métier. Moi, c’est un vrai combat : nous faisons visiter la biscuiterie pour montrer aux gens ce que nous faisons au quotidien, les démarches que nous avons mises en place, je trouve important que les visiteurs voient tout le travail qu’il y a derrière un biscuit.

Quelles sont les perspectives pour les prochaines années de l’Atelier de l’Ours ?

Cela fait maintenant 6 ans que L’Atelier de l’Ours existe et nous sommes toujours en plein développement. En interne, nous ne sommes que trois, une toute petite équipe. En revanche, nous travaillons avec des commerciaux indépendants qui nous permettent de vendre partout en France.

Nous sommes présents uniquement dans des circuits spécialisés : les épiceries fines, les maraîchers, les fromagers, les cavistes… Nous avons fait le choix de rester sur un positionnement qualitatif.

À court terme, nous allons faire l’acquisition du bâtiment. Cela va nous permettre d’agrandir l’atelier, mais surtout la boutique.

Dans cinq ou dix ans, j’espère être toujours ici, avec une entreprise qui continue de grandir sereinement. Mon objectif n’est pas de devenir une grosse multinationale, mais de vivre correctement de notre métier, de continuer à nous challenger et d’améliorer les conditions de travail de l’équipe. J’aimerais aussi pouvoir agrandir l’effectif pour être moins sous pression sur la production et offrir un meilleur confort de travail à chacun.

Découvrez d’autres portraits de nos adhérents :

L’entreprise Roger Pradier

L’association VIFFIL SOS FEMMES

L’association Prado Bourgogne

La Maison Meneau

L’entreprise UZAJE